Comme elle le précise dans l'un de ses derniers articles sur son site de poétesse (http://instantanespoetiques.over-blog.com), on lui a souvent demandé de quelle façon l'écriture s'était imposée à elle et comment elle avait pris la décision d'écrire !
Sans encore qu'elle en mesure de suite toute l'importance, c'est une rencontre et quelle rencontre qui a décidé, un jour, du cours de sa vie ! Celle avec le réalisateur et cinéaste Claude SARLAT !
Cet automne-là, en feuilletant le journal local, elle avait découvert un article évoquant le tournage d'un film que l'on allait tourner en Périgord blanc. Il était indiqué que l'équipe était à la recherche de comédiens et de figurants pour les rôles principaux... Fascinée par la magie des tournages et curieuse de voir à quoi pouvait ressembler un pareil tournage, elle s'était résolue à aller voir de plus près... C'est ainsi que débutèrent ses premiers pas cinématographiques... de scripte et non d'actrice car beaucoup avaient eu la même réaction qu'elle. Sur le film La Porte des Malvenus, se souvient-elle. Réalisé en deux épisodes de 52 min pour les besoins de France 3. Elle n'imaginait cependant pas qu'aux côtés d'une passion commune pour le septième art, le sort l'amènerait à en éprouver une autre pour le maître des lieux, un certain Claude SARLAT et que, de leur rencontre, naîtrait quelques mois plus tard un petit Nicolas. A quoi tiennent les choses ? Grâce à Claude, l'ancien preneur d'images de FRANCE 3 LIMOGES, l'occasion lui fut ensuite donnée de participer à deux autres longs métrages dont Les gens de Rochebrune tourné dans les années 90 et Symphonie d'automne en 1998. Que de souvenirs glanés par la scripte qu'elle était devenue pour les besoins de la cause ! Elle en a gardé quelques témoignages photo, comme pour fixer le temps. Inutile de souligner ici que l'envie d'écrire s'est ensuite surtout imposée à elle au moment de la disparition de celui qui lui avait tant apporté. Au plan personnel comme au plan de la création ! Marie-Françoise MESPOULEDE avait eu à coeur de témoigner et, en un mot, de dire qu'il était important de se souvenir de ce qu'avait été leur rencontre.
Quel plus bel hommage aurait-elle pu rendre à celui qui lui avait donné le goût de créer en laissant, elle aussi, quelques lignes ? Ainsi, est né l'Absence et une volonté, celle de ne jamais oublier. Parce que l'écriture permet de dépasser un ressenti par la présence à peine palpable de ceux qui ne disparaîtront jamais tout à fait...


SUDEY, le maquisard
trélissacois
BOURVIL