La hausse de la TVA de 5,50 à 7% à partir de Janvier prochain sur le livre est assurément un très mauvais coup pour l'édition mais elle l'est,
plus encore, pour les petits éditeurs. Du moins pour ceux qui publient entre un et cinq ouvrages chaque année sans pouvoir s'appuyer sur un quelconque financement ! Car ce débours
supplémentaire mis à leur charge par l'Etat sera forcément synonyme d'un projet de moins sur 2012 ! D'autant que la crise en a déjà contraint beaucoup, ces derniers mois, à différer, voire à
annuler leurs achats de livres en liaison avec une baisse générale de la consommation et un climat qui prête plus à l'attentisme qu'à une réelle confiance. Comment d'ailleurs cette hausse de la TVA pourrait-elle être mise à la charge de la clientèle dans la mesure où les difficultés liées à une paupérisation des différents acteurs sont devenues plus qu'évidentes ? Une baisse de la fréquentation constatée
depuis le début 2011 dans les derniers salons du livre nous avait d'ailleurs valu de dresser un constat sévère et alarmiste début octobre dernier (http://www.decal-age-productions.com/article-les-salons-du-livre-85401744.html).
Cette hausse de la TVA, prélevée sur des marges déjà faibles, entraînera au cours des prochains mois chez les différents acteurs de la chaîne du livre des difficultés de trésorerie. Ce sera le cas pour la plupart des petits éditeurs, notamment les éditeurs indépendants qui ne sont déjà pas fortunés. Alors qu'ils consacrent à leur labeur certainement plus de 35 heures par semaine ! Cette façon de renflouer les comptes de la Nation donne une idée du mépris du pouvoir pour la culture et l'éducation alors qu'on nous avait dit qu'il fallait les encourager !
Dans leur biographie : ENTRE MYTHE ET EVIDENCES, consacrée aux COMPAGNONS DE LA CHANSON* les deux auteurs : Christian FOUINAT et Louis PETRIAC ont cherché à comprendre les
raisons pour lesquelles on en était arrivé à un total oubli du groupe. En interrogeant par exemple certains de ceux qui les avaient connus. Plus de télévision ni d'images d'archives, plus de
passages radio, la discrétion des sept Compagnons encore vivants sur les seize qui se sont relayés trente-neuf années durant, ne s'est-elle pas tout simplement retournée contre eux,
participant à une stratégie d'image défaillante ? FOUINAT et PETRIAC en sont persuadés regrettant aussi le manque d'implication des familles de certains d'entre eux. Si les médias
peuvent être un tantinet coupables de les avoir oubliés, ils ne sont cependant pas les seuls responsables ! Un livre et une enquête qui méritaient de voir le jour ! Car, après un tel destin
mythique aux côtés de la grande PIAF, subiste aujourd'hui quelques évidences.
Entre mythe et évidences... Pourquoi un tel titre ?
