Ceux qui sont attachés à notre riche passé regrettent souvent que la Saint Valentin soit devenue un prétexte de plus de faire d'une fête une vitrine commerciale. Tout comme Noël ou Halloween. Et je n'échappe pas à la règle puisque la sortie d 'Evanescences, avec ses poésies sentimentales, a été prévue pour la Saint Valentin.
Mais, faudrait-il avoir honte de se manifester un tel jour ? Surtout quand on sait que tout est devenu compartimenté et que les sentiments d'amour comme beaucoup d'autres choses, hors un créneau défini par avance, ont peu de chances de trouver l'écho qu'ils mériteraient ? A plus forte raison lorsqu'il s'agit de poésie, un domaine qui laisse les chroniqueurs sans voix. Vous me direz que c'est beaucoup plus captivant au plan de l'audience et de l'Audimat de s'intéresser aux dernières frasques conjugales de DSK et d'Anne Sinclair ou au dernier viol commis par un déséquilibré, voire à la montée dans les sondages du dernier candidat à la rédemption politique, que de s'intéresser à une initiative un jour de Saint Valentin. C'est bien navrant !
En sortant, au moment de la prochaine fête des amoureux, le recueil de poésie et d'amour de l'éternelle amoureuse que l'auteure* était
restée, quatre ans après la disparition de son compagnon et en hommage à celui qu'elle avait perdu, j'ai quant à moi préféré me souvenir du prince poète Charles d'Orléans (1391-1465).
Emprisonné durant la Guerre de Cent Ans lors de la bataille d'Azincourt en 1415, il avait mis à profit une détention de vingt-cinq années à la Tour de Londres pour adresser le jour de la
Saint Valentin une poésie à sa belle : Marie de Clèves, une nièce du duc de Bourgogne. Dont acte. Un site revient sur les créations poétiques de Charles d'Orléans dont le rondeau reste la plus
connue :
Louis PETRIAC
* Marie-Françoise MESPOULEDE, Evanescences, ISBN n° 978-2-918296-08-9
Tags : evanescences, hommage
La messe est dite depuis deux mois déjà et le monde de l'édition sait désormais à quelle sauce nous serons mangés ! Mais ce qu'on ne sait pas encore, c'est combien périront de
cette mauvaise cuisine que nous a réservé le pouvoir en place et combien pourront échapper au couperet. Car, pour bon nombre d'entre nous, petits éditeurs, ce relèvement assassin du taux de
TVA de 5,50 à 7% n'était pas la solution la plus indiquée pour lutter contre l'accroissement régulier de notre dette extérieure ! Surtout au moment même où nous devons à la spéculation une hausse
déraisonnable des taux d'intérêt que nous devons supporter lorsque notre pays s'endette ! Peser sur des trésoreries souvent fragiles voire inexistantes pour éviter d'avoir à taxer la
spéculation est une mesure condamnable ! Certes, des voix et des avis se sont faits entendre, émanant parfois d'observateurs et de responsables reconnus pour leur bon sens. Mais, aveuglés
par un prétendu bon sens politique, ceux qui nous dirigent n'ont pas cru devoir les prendre en considération. Les électeurs trancheront donc en mai prochain, sans pour autant qu'un
changement de majorité n'entraîne de rectificatif en la matière ! Ne nous leurrons pas ! Le pouvoir rend fou et ceux qui y accèdent oublient souvent ce qu'ils avaient promis quelque temps
auparavant !

